mercredi 22 mars 2017

ET SI CA VENAIT DU LAIT DE VACHE?

Dans un précèdent article, j’ai abordé le gluten dans les facteurs d’intolérance voire d’allergies au niveau digestif. Aujourd’hui, c’est le lait de vache dont il sera question  avec la protéine du lait (caséine) et le lactose (sucre du lait).
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Selon Le Dr Nicolas Le BERRE, auteur d’un très intéressant livre intitulé“ le lait, cette sacrée vacherie“, ses patients qui avaient accepté une suppression de produits lactés de vache ont manifesté des évolutions très significatives dans les sphères suivantes :  
-digestive (difficultés digestives, douleurs abdominales de l’enfant, troubles du transit intestinal, hémorroïdes, maux de tête en tous genre…)
-gynécologique (pertes blanches, certaines dysménorrhées, pathologie kystique ovarienne et mammaire, mastodynies…)
-dermatologique (eczéma atopique, acnée, cas mal définis de boutons, corps et callosités cornées de pied…)
-rhumatologique (arthrose, souplesse corporelle, tendinites, périarthrites…)
-sommeil
-cardiovasculaire
-O.R.L et pulmonaire (écoulement des muqueuses, rhinopharyngites de l’enfance, sinusites chroniques, bronchorrhées (crachats), raclements pharyngés…)
-maladies allergiques aux protéines de lait de vache (eczéma, urticaire, oedème des lèvres et du visage/ rhinites allergiques, toux chroniques, bronchites asthmatiques, otites à répétition/ vomissements, douleurs abdominales ou coliques, troubles du transit intestinal. manifestations neurologiques, céphalées et même troubles du sommeil..).
-troubles psychosomatiques variés (désordres neurovégétatifs - allant des picotements des extrémités aux pseudo-pertes de connaissance - accompagnés de fatigue, de troubles de l’humeur (irritabilité, anxiété ou tendance dépressive), rentrant ou non dans le cadre de manifestations spasmophiliques.
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Pour Marion KAPLAN, bio-nutritionniste et élève du Dr KOUSMINE, auteur du livre “Alimentation sans gluten et sans laitages“ le lait est un important facteur de croissance : il fait grandir un veau de 50kg et le conduit à un poids de 300 à 600 kg en 6 mois environ !. Cela explique qu’il soit contre-indiqué dans toutes les atteintes tumorales : que ce soit le cancer du sein, des ovaires, du côlon ou de la prostate, mais aussi dans toutes les leucémies…Le Japon et la Crète sont les deux pays au monde où l’on vit le plus vieux et ou la mortalité cardiovasculaire est la plus faible. Or en Crète, on ne consomme que du lait de brebis depuis 5000 ans et au japon, on ne mange aucun produit laitier depuis 7000 ans. Dans ce dernier pays, les femmes ne connaissaient ni le cancer du sein ni l’ostéoporose ni les bouffées de chaleur après la ménopause (il semble cependant qu’avec l’évolution de l’alimentation –“à l’occidentale“- cela ne soit plus le cas aujourd’hui).

Marion KAPLAN recommande de compenser l’absence de laitages animaux par l’apport raisonnable de noix, de noisettes, de sésame ; des amandes, des légumineuses (lentilles, petits-pois, pois chiches, haricots en grain), de l’eau…ainsi que des laits végétaux (noisettes, amandes, riz, avoine et châtaignes).


Sachant par ailleurs que le lait de vache est fondamentalement adapté pour le veau et que les conditions de production du lait non biologique peuvent mettre en évidence, consécutivement aux traitements du cheptel, de possibles traces d’hormones de croissance, d’antibiotiques et de pesticides dans certains pâturages…il est préférable d’opter pour des laitages et leurs dérivés (yaourts, fromages…) de brebis ou de chèvre voire  d’oléagineux, de légumineuses, de laits végétaux et d’eaux avec présence de calcium.