dimanche 25 septembre 2016

LE VENTRE, CLE DE NOTRE SANTE ?

Depuis quelques années, plusieurs revues et magazines ont mis en avant des témoignages de scientifiques sur les corrélations entre les dysfonctionnements du ventre et les pathologies, les comportements et les émotions. La très sérieuse revue « Sciences et Avenir » vient de publier (septembre 2016 - n° 835) à son tour un dossier de 8 pages, signé Elena SENDER et Marc GOZLAN, sur le thème « Ventre, clé de notre santé ».
Foto: Fotolia-Kalim
Extraits choisis : “ l’intestin…possède un système nerveux qui lui est propre et sa paroi cellulaire est colonisée par 40000 milliards de bactéries de 1000 espèces différentes qui forme son précieux microbiote, autrefois appelé « flore intestinale », aux multiples fonctions. Ce “petit cerveau“ communique en permanence avec “le grand“ qui est dans notre tête grâce à une autoroute à plusieurs voies poursuit en souriant Emeran MAYER, gastro-entérologue, directeur du Centre de neurobiologie du stress à l’université de Californie à Los-Angeles. Tant et si bien qu’émerge une nouvelle et prometteuse piste thérapeutique : soigner le microbiote pour soulager le cerveau.

A l’Institut MICALIS de l’INRA, les chercheurs ont démontré que des souris dépourvues de microbiote intestinal (axénique) présentent des troubles de mémorisation et de comportement. Des perturbations qui régressent quand on leur implante un microbiote !

Dans ce dossier, on évoque des corrélations entre des maladies (dépression, autisme, parkinson, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, maladies inflammatoires et possiblement la sclérose en plaques) et certaines espèces bactériennes.

« Quelques études identifient une différence d’espèces bactériennes entre patients dépressifs et ceux qui ne le sont pas…L’idée que l’on pourrait atténuer l’anxiété, le stress, voire la dépression en modifiant le microbiote fait son chemin. »

« Si le microbiote intestinal joue vraiment un rôle causal dans les symptômes autistiques, alors sa manipulation peut potentiellement être exploitée pour améliorer les symptômes ou les troubles associés, dont les symptômes gastro-intestinaux (université de l’Arkansas – USA / 2014) ».

« La gravité des symptômes parkinsoniens serait également corrélée à la concentration de certaines bactéries intestinales, les entérobactéries (département de neurologie de l’hôpital universitaire d’Helsinki - Finlande). »

« Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique…Pour l’homme, les chercheurs ont observé chez les malades une importante instabilité de la flore bactérienne digestive et la présence de germes inhabituels ».

« Des études, encore peu nombreuses, révèlent l’existence de perturbations notables du microbiote intestinal au cours de trois maladies inflammatoires, la polyarthrite rhumatoïde, le rhumatisme psoriasique et la spondylarthrite ankylosante. Ces pertubations présentent des similitudes avec celles observées au cours des maladies inflammatoires de l’intestin »

« En Irlande (université de Cork), l’équipe de John CRYAN a découvert que le microbiote était nécessaire à la souris pour réguler les gênes de la myélinisation (maturation des fibres nerveuses) du cortex pre-frontal, région clé du cerveau  pour les fonctions cognitives supérieures. Il est probable que des signaux envoyés par l’intestin au cerveau freinent le processus de myélinisation, affirme t’il. Le microbiote est donc une cible thérapeutique potentielle pour les troubles psychiatriques impliquant ce fonctionnement…Un espoir pour la sclérose en plaques où les défenses immunitaires s’en prennent aux cellules chargées de la myélinisation du cerveau ».

« Sylvie RABOT, microbiologiste à l’Institut MICALIS de l’INRA conclut « Les recherches sur les nombreuse implications du microbiote sur la santé ne font que commencer. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Mais une chose est déjà sûre : prendre soin de son microbiote ne peut être que bénéfique pour la santé en général et du cerveau en particulier ».

« Pour prendre soin de son microbiote, le Dr Emeran MAYER recommande de :
-       Réduire les graisses animales
-       Augmenter les fibres
-       Eviter les additifs
-       Privilégier les aliments lacto-fermentés et les probiotiques naturels
-       Manger détendu
-       Jeûner
-       Faire de l’exercice
-       Etre vigilant pendant et après la grossesse »

Passionné par ce sujet et praticien formé et certifié en Chi Nei Tsang (énergétique chinoise du ventre d’origine taoïste) par Gilles MARIN, je donne des séances en Aquitaine plus particulièrement en Gironde à Bordeaux et Gujan-Mestras. J’anime également régulièrement des conférences à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon sur « le ventre, second cerveau, siège de nos émotions et le Chi Nei Tsang ».

Renseignements sur le Chi Nei Tsang et les conférences sur :