dimanche 5 juillet 2015

LE VENTRE : UN SECOND CERVEAU ?

Depuis quelques années, le ventre fait de plus en plus l’objet d’articles de la part des revues et magazines en qualité de « deuxième cerveau ». Philosophie Magazine n°90 de juin 2015 ne déroge pas à la règle avec un important dossier intitulé « la santé, c’est dans la tête » A quoi tu panse ? Article très intéressant qui bénéficie d’un éclairage de deux spécialistes Michel NEUNLIST et Henri ATLAN, respectivement neuro-gastroentérologue et philosophe/biologiste.
Crédit photo: Adimas-Fotolia.com
Extraits choisis : “C’est une des découvertes les plus étonnantes de la recherche biomédicale, capable de chambouler notre représentation des rapports corps et esprit : l’existence d’un cerveau autour du tube digestif, véritable « fenêtre ouverte » sur notre cerveau principal pouvant servir de système d’alarme pour détecter et même prévenir certaines pathologies, comme la dépression ou la maladie de Parkinson…
Mais ce n’est que dans le courant des années 1980 que, grâce aux progrès techniques, on a pu mettre en évidence l’importance des neurones (cellules nerveuses d’information) dans le tube digestif.- prés de 200 millions -, déterminer les fonctions de ce système nerveux entérique - le cerveau du ventre - et, enfin, établir un lien entre ce système nerveux et celui de notre tête, le système nerveux central
Or, on a découvert la possibilité pour le cerveau du ventre « d’impacter » le cerveau de la tête. Comment communiquent-ils? Par le nerf vague d’abord. Par exemple, lorsqu’on coupe ce nerf [qui part de l’estomac], on peut bloquer les effets de certaines bactéries sur notre cerveau. Ensuite, par le sang. Certains nutriments peuvent traverser la paroi de l’intestin, intégrer la circulation sanguine et être transportés par ce biais vers le cerveau pour moduler les fonctions du système nerveux. Bref, les nutriments ou les bactéries qui se trouvent dans notre système digestif envoient des signaux à notre cerveau. Des études montrent qu’en modifiant ce que le tube digestif ingère ou ce qu’il contient en terme de bactéries, on est capable de modifier via les messages qui passent de l’intestin vers le cerveau, les perceptions et les émotions…
Et, aujourd’hui, ce ne serait plus l’esprit qui aurait le pouvoir d’influer sur le corps mais l’inverse ?....Cerveau du ventre et cerveau de la tête sont deux faces exprimant une seule et même réalité : notre substance indissociablement corporelle et psychique“.

Le Chi Nei Tsang (énergétique chinoise du ventre) constitue souvent une réponse aux dysfonctionnements du ventre dans des problématiques physique, psychologique et émotionnelle. Formé et certifié par Gilles MARIN, je donne des séances en Aquitaine dans la Gironde et tout particulièrement à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon. J’anime, par ailleurs, régulièrement des conférences sur ce sujet aux mêmes endroits (cf rubrique conférences du blog)