dimanche 15 juin 2014

LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS , SOURCE DE PROBLEMES DE SANTE

Un rapport d’information sur la stratégie européenne en matière de perturbateurs endocriniens a été adopté à l’unanimité par la commission des affaires européennes de l’assemblée nationale en février de cette année. Les perturbateurs endocriniens (P.E), on les trouve partout (produits alimentaires, emballages alimentaires, cosmétiques, pesticides, produits chimiques, matériaux plastiques, vêtements, matériaux d’ameublement, revêtements de sols et de surfaces, composants électroniques, papiers..). Selon la synthèse du rapport, on qualifie ces perturbateurs endocriniens comme des substances chimiques modifiant durablement le fonctionnement hormonal des êtres humains et de la faune, présentes dans toutes sortes de produits industriels ou agricoles de consommation courante.
Photo: Eric Isselée-Fotolia.com
Le rapport fait un état des lieux très alarmant sur les proportions de P.E contenues dans différentes catégories. Exemple 40% des produits d’hygiène et de beauté contiennent des P.E ! Le rapport indique même qu’un consommateur réduit son risque d’exposition aux P.E d’environ 80% s’il achète les produits biologiques suivants : fruits (surtout pommes, poires et pêches les plus courants en bio), la plupart des légumes, notamment les salades, les poivrons et les céleris, les produits laitiers et les œufs.

A quand une législation européenne rigoureuse dans le domaine pour la protection des consommateurs ? Pas si simple apparemment selon le député Jean-Louis ROMEGAS qui a présenté le rapport : "les lobbies industriels, amenés par leurs intérêts particuliers à rejeter l’idée d’une réglementation plus sévère(…) cherchent d’abord à empêcher toute nouvelle mesure puis, lorsqu’une nouvelle réglementation apparaît inévitable, ils s’efforcent de limiter sa portée et de retarder son adoption".

On sait de plus en plus, dans les milieux médicaux et scientifiques, les incidences de santé que ces P.E provoquent . Le Dr Thierry SCHMITZ a écrit sur le sujet : “Ces  hormones environnementales que l’on retrouve dans les plastiques (bisphénol A, les cosmétiques (parabènes et phtalates) et surtout dans les pesticides présents dans nos aliments modifient négativement notre terrain. Il s’agit surtout d’oestrogènes artificiels qui agissent dans le corps exactement comme les hormones naturelles. Les scientifiques les soupçonnent d’être à l’origine d’infertilités et de malformations, mais aussi de cancers, d’allergies, de problèmes musculo-squelettiques et cardiovasculaires. Un niveau trop élevé en oestrogènes détruit notre fragile équilibre hormonal, entraînant une puberté précoce chez les petites filles ; des incidences plus fréquentes de cancer testiculaire et de la prostate chez les hommes ainsi qu’une plus faible de concentration de spermatozoïdes ; et pour les femmes, menstruations abondantes, endométrioses, kystes des ovaires, fibromes utérins et cancer du sein“.

Sources : rapport d’information sur la stratégie européenne de santé

Principes de santé mars 2012 n° 43
Journal de l'environnement 26 02 2014